
Un incendie d’une ampleur exceptionnelle s’est déclaré dimanche 12 juillet 2026 à Noisy-sur-École, en lisière du massif forestier de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 800 hectares avaient déjà été parcourus par les flammes, selon les premiers bilans communiqués par les autorités.
Face à un feu décrit comme particulièrement virulent et favorisé par la sécheresse, la chaleur et le vent, environ 400 sapeurs-pompiers ont été engagés. Deux avions bombardiers d’eau venus du sud de la France, des hélicoptères et un appareil de reconnaissance ont également été déployés, une mobilisation aérienne exceptionnelle pour la région parisienne.
Des évacuations préventives ont été organisées dans les secteurs menacés, notamment à La Vaudoué, tandis que les secours concentraient leurs efforts sur la protection des habitations et des communes voisines. L’incendie a également entraîné la fermeture partielle de l’autoroute A6 et d’importantes perturbations ferroviaires au départ et à l’arrivée de la gare de Lyon.
Ce nouveau sinistre intervient seulement quelques heures après un premier incendie survenu dans les gorges d’Apremont, près de Barbizon, où environ 4,5 hectares de végétation avaient brûlé malgré l’intervention d’une centaine de professionnels des secours et d’un hélicoptère bombardier d’eau.
Au-delà des chiffres, cet événement marque un tournant. Longtemps considéré comme un risque essentiellement méditerranéen, le feu de forêt s'impose désormais comme une menace majeure pour des territoires jusque-là moins exposés. L'incendie de Fontainebleau démontre que les conséquences du changement climatique, combinées à la vulnérabilité croissante des massifs forestiers, imposent une adaptation profonde des stratégies de prévention, de préparation et de gestion de crise.
